A la halle Freyssinet, un incubateur mondial est né

C’est le plus grand incubateur du monde qui a commencé à prendre forme, en ce 22 octobre, avec la visite du Président François Hollande à la Halle Freyssinet. Cet endroit qui couvre 30000 m2 se prépare à accueillir 1000 startups des tous les secteurs, un fablab, un auditorium, des salles de réunion, et bien sur un bar restaurant (on pourra certainement payer son café en bitcoin ;). Notre cher président, après avoir découvert la Silicon-Valley en février 2012, rêve de faire rentrer Palo-Alto et Mountain View sous les structures métalliques de ce monument historique revu par l’architecte Willmote&Associés.

Freyssinet-02_Parvis_Existant

La halle Freyssinet avant

L’endroit vaudra le détour, et tout ceux qui y œuvreront pourront plutôt remercier Xavier Niel, que le président. L’un a mis la main à la poche pour financer ce grand souffle à la création d’entreprises, pendant que l’autre à mis les siennes dans toutes les poches des français pour essayer de réduire ce sacré déficit. Ce projet, créé en partenariat avec la Ville de Paris, est outre Xavier Niel, co-financé par la Caisse des Dépôts et Consignations.

La halle Freyssinet - incubateur de startups

La Halle Freyssinet après

L’ouverture est prévue en 2016 et créera sans doute un fort appel d’air dans ce monde de l’évolution technologique. Les suisses peuvent se préparer à regarder de ce coté pour profiter éventuellement lors du démarrage d’un sérieux coup de booster.

 

Le lounge de la Halle Freyssinet

 

 

En Suisse, met ta donnée en sécurité !

Edward Snowden et la NSAPeu d’entre nous on eu l’occasion de boire un cognac allongé dans un bar de Hong Kong, ou une vodka frappée du coté de Moscou (l’ endroit est tenu secret ;) avec Edward Snowden. Mais tout le monde a entendu parlé des écoutes de la NSA, de leur centre dans l’Utah et de leur énorme aspirateur à métadonnées. Est ce acceptable qu’à chaque fois que vous envoyez un message vers n’importe quel point de la planète, vous puissiez être la victime d’une main numérique qui le chaparde, le consulte et le copie ?
En Suisse plusieurs startups sont positionnées sur le marché des connexions sécurisées ou les particuliers et les entreprises peuvent échanger des données grâce à des technologies de sécurité pointues.

Associer le droit et les technologies made in Switzerland est une bonne manière d’assurer la confidentialité de ses données

Sur ce sujet de la sécurité on peut suivre les startups suivantes qui font bouger les choses dans ce domaine :

  • Protonmail (qui a participé aux Mass Challenge 2014), s’appuie sur la base juridique de la Swiss Federal Data Protection Act, ajoute les compétences techniques de ses fondateurs (dont un est issu du CERN), et son implantation du coté du MIT à Boston, pour proposer une solution mail cryptée et sécurisée.

Protonmail - email- crypté

  • Sysmosoft qui a pris son envol au Y-park d’Yverdon, à mis au point des solutions de télécommunications mobiles hautement sécurisées pour des entreprises véhiculant des données sensibles qui souhaitent étendre leur accès de façon sécurisée aux dispositifs mobiles de type smartphone et tablette.

Sysmosoft - connection mobile sécurisée

  • Grâce à AlpIct on sait que la startup Di55erent est présente sur ce marché. Avec un nom crypté graphiquement, elle exprime clairement sa proposition : mettre à disposition une solution de coffre-fort numérique pour transférer les documents confidentiels. On découvre aussi une nouvelle pousse, Zwooky. Celle-ci propose un code chiffré pour communiquer sur internet sans avoir à divulguer son identité.

Zwooky

Comme aurait pu le dire Jean-Pierre Claris de FLORIAN, né en 1755, et décédé 39 ans plus tard, s’il avait connu notre époque : « pour vivre heureux, vivons crypté » !
Lui fut l’auteur de « pour vivre heureux, vivons caché » ! à une période de notre histoire ou le messager changeait de cheval à chaque auberge, (mais le cocher était moins curieux que le boss de la NSA ;)

Doodle-Leetchi, un partenariat pour faire grossir la cagnotte

alpict-logoC’est AlpICT qui nous apprend la collaboration entre Doodle et Leetchi. Doodle c’est un outil de planification qui permet de gérer entre autres un agenda en ligne entre des personnes éloignées, et qui  synchronise automatiquement vos rendez-vous avec vos agenda. Au cours des 5 dernières années, le nombre d’utilisateurs de cette plateforme de prise de rendez-vous a été multiplié par 10 et son utilisation s’est particulièrement développée en Suisse, en Allemagne, en France et aux Etats-Unis. Doodle a pu ainsi communiquer cette année « Nous sommes enchantés de vous annoncer que vous êtes désormais plus de 20 millions d’utilisateurs de Doodle chaque mois dans le monde ! »

Leetchi c’est une startup française qui sur l’idée de la liste de mariage revisitée, permet de créer une cagnotte en ligne pour fêter, un anniversaire, un pot de départ, un mariage. Avec plus d’un million d’utilisateurs, Leetchi.com est le premier site de cagnottes sur Internet en Europe.

Collaboration Doodle-Leetchi

Une collaboration qui semble prometteuse entre une startup suisse et une française qui ont plusieurs point communs. Celle de faire doubler leur première voyelle et celle d’avoir déjà prouvé qu’elles savaient satisfaire une large clientèle internationale. Allez on en veut d’autres !

Le Swissnex vous ouvre les portes des USA

C’est une équipe complète du Swissnex qui vient faire son tour de Suisse pour vous ouvrir les portes des USA. San Francisco c’est la Californie, la Silicon Valley, les startups, les levées de fonds, les VC, le networking dans les événements hebdomadaire, des apps qu’on ne connait pas encore en Europe et même des voitures sans conducteurs. Mais ce qui importe vraiment c’est comment investir au mieux ce marché américain.

Road show du Swissnex

C’est la raison pour laquelle l’équipe du Swissnex fait son road show à Zurich, Lugano et Lausanne entre le 28 et le 30 Octobre.   Cyril Dorsaz et Olivier Haugen couvrent la cote Ouest et la cote Est. Ils sont là pour vous apporter informations, conseils et expériences. L’idée est de découvrir les atouts des différents points d’entrées ou le Swissnex est présent, la Californie certes, mais aussi Boston et New York.

Pour envisagez votre approche des USA, inscrivez vous ici !

Mass Challenge 2014: les 26 finalistes sont connus

Mass challenge Boston 2014 - acceleratorC’est le 29 octobre qu’aura lieu le pitch final pour la cérémonie des Awards du Mass Challenge 2014. Parmi les 26 startups appelées à se présenter à la finale de Boston, disons qu’il valait mieux cette année être américain. En effet 23 des 26 concurrents sont natifs du pays de Spiderman. Les 3 startups qui ont réussi à se glisser dans cette liste viennent du Mexique pour 2 d’entre elles et d’Israel. Comme vous le constatez, aucune des 4 startups suisses sélectionnées n’a pu passer le cut.

Parmi les 26 finalistes, on note de nombreuses idées appartenant à l’univers technologique et au domaine de la santé, mais pas uniquement. La dimension sociale est également présente avec une startup américaine Artlifting qui propose la seule marketplace pour les artistes sans domicile ou handicapé et qui n’ont que peu de liens avec le monde de l’art, ou encore Refleece qui récupère des vêtements usagés de marques partenaires pour les recycler en accessoires comme des coques de smartphone ou des housses pour ordinateur. La startup israélienne opère elle dans le domaine de l’agronomie, et les startups mexicaines dans le domaine de la santé et de l’aide aux personnes handicapées.

A Yverdon il y a un Y-Parc d’attraction pour les startups

Y-start- incubateur du Y-ParkIl y a de longues années, déambulant pendant mes vacances entre l’avenue de La Plaine, la place Pestalozzi et le bord du lac de Neuchatel, entre oncle, tante et grand mère, je n’imaginait pas que mes pensées reviendraient vers cette charmante ville, portées par l’innovation et l’incubation technologique.
Mais Yverdon n’est pas une petite ville de province du canton de Vaud endormie. Le Y-Parc accueille une zone Y-Start qui est un incubateur technologique pour tirer partie aux mieux des compétences d’ingénierie disponibles localement. Un sorte de démarche « locavore » mais centrée sur l’innovation technologique.

La cross fertilisation réside dans la diversité et la complémentarité des compétences

Il y a plus de 130 entreprises et 1200 personnes hébergée dans le Y-Parc (qui accueille les entreprises) ce qui donne un environnement actif et dynamique pour les startups nichées au sein du Y-Start, et qui bénéficient de cet environnement favorable, volontairement ouvert, dans tous les sens du terme. En effet le Y-Park ne souhaite pas se développer sur un axe étroit de spécialisation à outrance (avec les risques cycliques que cela peut impliquer), mais reste ouvert à l’innovation dans son sens large. L’ouverture vient également grâce à la HEIG-VD qui a implanté son centre de transfert de technologie et plusieurs instituts de R&D sur le site même.
La force d’attraction de ce Y-Park, (à prendre dans le sens de l’attractivité et non pas du divertissement bien sûr ;) se matérialise par une offre complète. Locaux et infrastructure, services personnalisés, coaching et formation et bien sûr le networking, avec un menbership gratuit à l’association Swiss Engineering – Vaud, composent les différentes facettes de cette structure compétitive. L’incubateur ne prend pas de part au capital des startups.

3 ans pour décoller

Les startups sont accueillies dans le Y-Start, partie incubateur du parc, pendant 3 ans. Par la suite elles peuvent trouver leurs places dans les autres batiments pour continuer leurs dévelopements. Parmi les exemples les plus récents de startups ayant déployé leurs ailes et leurs CA, et créé des emplois, on trouve: Objectis (Solutions logicielles pour l’automation industrielle haut de gamme), Sysmosoft (Solutions de télécommunications mobiles hautement sécurisées pour entreprises), et Tabrasco (développement et commercialisation de bases de données et de logiciels stratégiques dans le domaine du sport). Ces endroits permettent une émulation voire même une collaboration entre ces jeunes structures comme le montre l’exemple de Depsys, nouvelle startup de l’Y-Start, qui a justement Sysmosoft parmi ses partenaires.

3DfunLab, l’art et les matières pour faire une bonne impression 3D

Ou la trouver ?

Ou la trouver ?

Dans le cadre du salon Carrefour des Créateurs qui a eu lieu le 19 septembre à Lausanne au STCC, 3Dfunlab avait posé 2 de ses imprimantes 3D pour montrer les services offerts par la jeune entreprise.
Ici pas de petite machine à vendre que vous pouvez installer chez vous. Ce n’est pas l’idée. L’objectif est une impression 3D de qualité pour des projets ambitieux avec des machines puissantes mais de taille modeste, qui sont utilisées pour réaliser des prototypes, des petites séries, des modèles uniques pour des architectes, des écoles, des designers, des joailliers, et même des chocolatiers.

Impression 3D, toutes matières

Des machines, des matières

Les machines de 3Dfunlab, fonctionnent avec les softs développés par les fondateurs qui ont mis au point leur propres FDM (Fused deposition modeling) et SLA. L’idée leur en est venue lors de leurs études à l’HEPIA.
L’impression accepte la matière plastique traditionnelle, mais aussi le bois (cela reste fin et léger), le polymère (pour réaliser des pièces souples) et même le chocolat (pour une impression gourmande ;). Bien sûr il faut adapter les buses qui déposent la matière et la chaleur. Leurs projets actuels les orientent vers le domaine de l’éducation et les biotechs en Europe et en Afrique.

Impression 3D - Funlab

Leur idée finale est d’aller le plus loins possible dans la mise à disposition d’une interface online permettant à des professionnels ou des éducateurs de se lancer dans la réalisation de projets en impression 3D.

Impression 3D - Funlab